La construction du Plan France Très Haut Débit

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Historiquement, les grands projets d’infrastructures ont été déployés dans les grandes villes, avant de s’étendre dans les zones rurales plusieurs dizaines d’années plus tard (réseau d’électricité, réseau téléphonique).

 

Le Plan France Très Haut Débit a été pensé comme un projet décentralisé, s'inscrivant dans une stratégie nationale, et mobilisant l'ensemble des acteurs du secteur, privés et publics, pour le déploiement des nouveaux réseaux très haut débit sur l'ensemble du territoire. Pour atteindre cet objectif, il mobilise un investissement de 20 milliards d’euros en dix ans, partagé entre les opérateurs privés, les collectivités territoriales, l’État et l'Europe.

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Deux moteurs complémentaires pour couvrir l'intégralité du territoire en très haut débit

 

Dans les zones urbaines (grandes agglomérations et chefs-lieux de département), les opérateurs privés déploient des réseaux de fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH). Ils investissent entre 6 et 7 milliards d'euros et s'engagent à réaliser ces déploiements d'ici 2020, dans plus de 3 600 communes représentant 55% de la population.

 

Dans les territoires ruraux, les collectivités territoriales déploient des réseaux d'initiative publique mobilisant différentes technologies d’accès à Internet (FttH, amélioration des débits sur le réseau ADSL, satellite, Wimax, 4G). Propriété des collectivités territoriales, ces réseaux d’initiative publique proposent des services aux particuliers et entreprises par l'intermédiaire des fournisseurs d’accès à Internet (FAI). Les recettes d’exploitation et le cofinancement issus de la commercialisation des réseaux permettront de financier la moitié de l’investissement (13 à 14 milliards d’euros). La seconde moitié de l'investissement (6,5 milliards d'euros) est financée par des subventions publiques, dont une enveloppe de subvention de l'État de 3,3 milliards d'euros.